2eme édition des Météores et toujours autant de galets !! Le 3 novembre, Simon et moi arrivons dans une atmosphère plutôt humide dans le Vercors. Ça y est c'est l'hiver qui s'installe, alors que quelques heures plus tôt, nous étions à Athènes avec l'impression d'un milieu de printemps.
 À en juger par le nombre de grimpeurs croisés à l’aéroport, la Grèce à le vent en poupe coté escalade, sauf que....la majorité irons à kalymnos, temple de l'escalade plaisir et bienveillante. A cette pensée je me suis demandé si je n'avais pas raté une page de l'escalade ou bien été victime d'une faille spatio temporelle, car nous venons de passer 6 jours à grimper dans les météores !!

Les Météores c'est grandiose, très old school et chargé d'histoire. Les tours sont toujours là et les monastères aussi, avec cette aura mystique que revêt l'endroit.

Ici pas de stalactites, de plage, de gros goujons de douze, et de bikinis, ici l’escalade s’apprivoise doucement et avec prudence : pas de chichis, les points sont éloignés et il faut garder une bonne dose d'humilité pour ne pas se faire peur, mais alors une fois habitué, quel plaisir et quelle classe !

Catherine, Pascale, Marie Claire et Patrice se partage les journées avec Simon ou moi, selon que l'on aille dans des classiques ou pas.

Le premier jour, on s'est acclimaté en douceur sur l'Ypsiloterafels, Missing Link et Danae, puis Pascale grimpera en tête (Bravo) Black out, alors qu'avec Catherine on s'essaye à la fissure ardue de Aufschwung.

Sur Heiliger Geist, on à grimpé Traumpfeiler et Heiliger geist, toutes les deux exceptionnelles, puis à la descente Weg des Wasser, très jolie goulotte.

Au Sourlotti, les immanquables Schwartz auf weiss et Linie des Fallenden tropfens, et puis le troisième jours nous avons eu la chance de parcourir Action directe, une ligne convoité que j'ai pu grimper avec Pascale et MC, alors que Simon ira confirmer qu'il n'y a effectivement que 10 points en tout et pour tout dans Archimedes !

Après l'incontournable visite du monastère, nous irons tous au Kelch vérifier notre souplesse dans l'écart légendaire qui permet de passer sur le monolithe final !

Pour finir on ira sur le Grosse Helige, faire Ora et labora et Styx, et comme je vous le disais plus haut, si les voies ne sont pas classiques, il faut se méfier : dans la 2eme longueur de Styx, Simon, en bon technicien des années 80, charge le galet fatidique, et prend un vol monumental dans le toboggan de sortie. Ouf !!! plus de peur que de mal et tout le monde au bistrot....

voilà donc une belle semaine, encore des belles voies qui ne s'oublieront pas, caractère oblige.

Merci à Marie claire, Pascale, Catherine et Patrice qui nous ont accompagnés avec leur bonne humeur et leur humour, ainsi qu'a leur appétit sauvage de moussaka et souvlaki !

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